Les faits sont désormais établis. Profitant de la distraction généralisée au sein de l’UDPS, le vice-ministre de l’Éducation nationale, Théo Kazadi, a procédé à la déchéance systématique de tous les directeurs provinciaux du ministère pour les remplacer par des membres de son parti politique.
Cette opération s’est déroulée dans un contexte marqué par l’absence de vigilance de la ministre de tutelle, Raïssa Malu, et par l’inattention manifeste de la direction politique de l’UDPS, notamment de son secrétaire général Augustin Kabuya, occupé par d’autres priorités internes au parti.
Il ne s’agit pas d’un simple remaniement administratif, mais bien d’une stratégie de contrôle politique du secteur de l’éducation, soigneusement exécutée en prévision des élections de 2028. Les nominations opérées obéissent à une logique partisane claire, en violation du principe de neutralité de l’administration publique.
Cette démarche confirme la politisation assumée de l’Éducation nationale par Théo Kazadi, un transfuge du PPRD, arrivé dans la majorité actuelle sans rupture idéologique réelle. L’éducation, pilier de l’avenir national, se retrouve ainsi instrumentalisée à des fins électoralistes.
Face à cette situation, l’exigence est claire : l’annulation pure et simple de cette mise en place inopportune et dangereuse. L’administration scolaire ne peut être transformée en champ de bataille politique sans compromettre la crédibilité de l’État et l’avenir de millions d’élèves congolais.
Ce dossier engage directement la responsabilité du gouvernement et pose une question fondamentale : l’État peut-il encore garantir la neutralité de ses institutions face aux ambitions politiques individuelles ?
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