Recrutement des enseignants en RDC : une participation féminine remarquable

La première phase du processus de recrutement des enseignants et de promotion des directeurs d’écoles primaires publiques, initiée par le ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté (MINEDU-NC) du 27 février au 20 mars 2025, a été marquée par une forte participation des femmes. Cette évolution a été saluée par les autorités éducatives, qui y voient un progrès vers une meilleure représentativité féminine dans le secteur de l’éducation.

Une présence féminine en forte progression

Selon Daniel Tshiabola, chargé de communication du Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (PEQIP), les statistiques officielles montrent que sur un total de 30 346 postulants éligibles, 11 947 sont des femmes, soit environ 40 % des candidats inscrits.

« Parmi ces candidates, 10 723 femmes postulent en tant qu’enseignantes, tandis que 1 285 briguent des postes de direction. Bien que les hommes restent majoritaires avec 18 399 inscrits, la participation féminine témoigne d’une avancée notable dans un domaine historiquement dominé par les hommes », a-t-il précisé.

Cette dynamique traduit une évolution des mentalités et une volonté des femmes de s’impliquer davantage dans le système éducatif du pays.

Ituri et Kongo-Central en tête des candidatures féminines

Certaines provinces se démarquent par un fort taux de participation féminine. L’Ituri arrive en tête avec 3 489 femmes inscrites, suivie du Kongo-Central (2 212 candidates) et de Kinshasa (1 235 candidates).

En revanche, certaines provinces enregistrent encore une sous-représentation des femmes. Par exemple, au Kwilu, seulement 375 femmes figurent parmi les 762 candidats inscrits, tandis qu’au Kasaï, elles ne sont que 436 sur un total de 1 715 postulants.

Des stratégies efficaces pour encourager les candidatures féminines

L’augmentation du nombre de femmes inscrites à ce concours est le fruit d’une communication stratégique déployée par le PEQIP. Différentes initiatives ont été mises en place pour encourager les candidatures féminines :

Diffusion de messages à la radio de proximité afin de sensibiliser les femmes à l’importance de leur participation.

Mobilisation des leaders communautaires, permettant d’impliquer les populations locales dans le processus.

Campagnes de SMS ciblés pour inciter directement les femmes à s’inscrire.

Communication digitale via les plateformes du ministère, garantissant un accès facile aux informations.

Selon Daniel Tshiabola, ces efforts ont permis d’amplifier la participation des femmes et de promouvoir un recrutement plus inclusif.

Vers un enseignement plus équilibré et inclusif

L’implication croissante des femmes dans ce processus marque une avancée vers un corps enseignant plus équilibré. Les autorités éducatives espèrent que cette dynamique se poursuivra dans les prochaines vagues de recrutement, afin de garantir une meilleure représentativité féminine dans les écoles primaires publiques.

Les provinces concernées par cette première vague sont Kinshasa, Kongo-Central, Kwilu, Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Lomami et Ituri.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *