Le passage de Willy Bakonga à l’émission Bosolo Télévision, animée par Israël Mutombo, a laissé un goût amer à plus d’un téléspectateur. Pour beaucoup, ce fut un moment de profonde frustration. L’ancien ministre de l’Enseignement, figure emblématique de l’ancien régime, aujourd’hui en quête de repositionnement politique, s’est illustré dans un exercice de communication jugé creux, contradictoire et déconnecté de son propre bilan.
Ancien kabiliste assumé, Willy Bakonga tente désormais de se refaire une virginité politique en multipliant les louanges à l’endroit du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, tout en laissant transparaître son ambition de revenir aux affaires, notamment à la tête du ministère de l’EPST. Une posture qui suscite indignation et incompréhension, au regard de son passage chaotique à ce même ministère.
Une gestion calamiteuse de la gratuité de l’enseignement
Contrairement à ce qu’il tente aujourd’hui de faire croire, la gratuité de l’enseignement est un programme que Willy Bakonga a largement contribué à désorganiser lorsqu’il était ministre de l’EPSP. Son mandat a été marqué par un désordre généralisé, une gestion opaque et une rupture profonde de confiance avec les enseignants.
L’Église catholique, acteur clé du secteur éducatif, avait publiquement dénoncé sa gestion, pointant du doigt des dérives graves au sein du ministère. Sous son administration, les enseignants manifestaient presque quotidiennement pour exiger sa révocation, tant la situation était devenue intenable.
À cela s’ajoute une réalité sociale dramatique : des enseignants abandonnés avec un salaire dérisoire d’environ 210 000 FC, sans prime de gratuité, malgré l’existence supposée de fonds destinés à accompagner ce programme. Des milliers de familles d’enseignants ont ainsi sombré dans une précarité extrême.
Accusations de détournement et fuite à l’étranger
Plusieurs médias nationaux et internationaux ont relayé de lourdes accusations de détournement des fonds de la gratuité de l’enseignement, estimés à près de 10 millions de dollars américains. Les enquêtes évoquent une mauvaise affectation des ressources, des circuits financiers opaques et un enrichissement suspect de certains responsables.
Ces scandales ont contraint Willy Bakonga à quitter précipitamment le pays pour se retrouver à Brazzaville, un épisode qui a terni l’image de l’État congolais et renforcé la méfiance de l’opinion publique à son égard.
La gratuité sauvée par une autre vision
Il est donc erroné, voire malhonnête, de vouloir se présenter aujourd’hui comme le père de la gratuité de l’enseignement. Ce programme n’a été sauvé et réellement matérialisé que grâce à la volonté politique du Président de la République, qui a fait le choix responsable de confier le ministère au Professeur Tony Mwaba, lequel a su rétablir l’ordre et traduire en actes la vision du Chef de l’État.
L’histoire retiendra plutôt que Willy Bakonga fut l’un de ceux qui ont failli enterrer ce programme social majeur, instrumentalisé par l’ancien régime de Joseph Kabila pour saper les efforts du Président Tshisekedi.
Un bilan vide sur toute la ligne
Qu’on le dise sans détour : Willy Bakonga ne bénéficie plus de la confiance du peuple congolais, en dehors peut-être de son cercle familial. Les Congolais ont de la mémoire.
Originaire du Grand Équateur, précisément de la Tshuapa, je le dis avec responsabilité : aucun souvenir positif ne ressort de son passage aux affaires.
• Ministre des Sports : aucun terrain de football digne de ce nom dans la Tshuapa.
• Ministre de l’Enseignement : aucune école moderne à mettre à son actif.
• Vice-ministre des Transports : aucune œuvre visible, même symbolique, à signaler.
La rédaction +243897733578
