Crise au sein de l’Union Sacrée : des tensions éclatent après la restructuration du Présidium
Au lendemain de la restructuration du Présidium de l’Union Sacrée de la Nation, la plateforme politique soutenant le président Félix Tshisekedi, des frustrations émergent au sein même de cette coalition. Les sénateurs de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et ses diverses tendances rejettent catégoriquement la nouvelle composition du Présidium, exprimant leur mécontentement à travers une déclaration politique. Ils réclament une réforme qui devrait également toucher le secrétariat permanent de cette plateforme.
Accusations contre André Mbata
Trésor Muamba, cadre influent de l’UDPS, accuse directement le Secrétaire permanent de l’Union Sacrée, André Mbata, d’être à l’origine de cette situation de crise. Il critique vivement sa décision d’accepter Déo Bizibu comme Secrétaire général de l’UDPS, une nomination qui, selon lui, défie les principes du parti présidentiel.
« Il vient d’étaler sur la place publique son intention de liquider le parti présidentiel. Il montre en substance sa haine viscérale envers le Secrétaire général Augustin Kabuya, qui est en même temps président a.i. de l’UDPS et seul habilité à engager le parti, conformément à la résolution issue du Congrès. Comment comprendre que le Secrétaire général adjoint ne figure même pas sur la liste des 40 membres ? Ce que le Professeur Mbata a fait constitue un manque de respect au parti qui l’a accueilli alors qu’il n’avait aucune position, tantôt société civile, tantôt UNC. Cela prouve qu’il n’a pas l’âme de l’UDPS », a-t-il déclaré à la presse.
Un appel à la cohésion et à la réforme
Face à ces tensions, Trésor Muamba appelle à s’aligner derrière les sénateurs de l’UDPS et les autres regroupements politiques qui contestent cette nouvelle composition du Présidium. Il insiste sur le fait que cette restructuration, au lieu de renforcer l’unité autour du président Félix Tshisekedi, risque plutôt d’aggraver les divisions internes et de créer des frustrations supplémentaires.
« Je joins ma voix à celle des sénateurs de l’UDPS et d’autres regroupements qui rejettent en bloc la composition actuelle du Présidium de l’Union Sacrée. Cette décision, au lieu d’être une opportunité pour renforcer la cohésion autour du Chef de l’État, est devenue une source de frustration et ajoute des préoccupations au Président Félix Tshisekedi », a-t-il ajouté.
Avec un total de 40 personnalités figurant sur cette liste contestée, la gestion de cette crise interne sera un test majeur pour la stabilité de l’Union Sacrée et la gouvernance du Président Tshisekedi.
Meschack Lofaka
