Le gouvernement congolais entend renforcer sa coopération économique avec le Japon afin de favoriser la transformation locale des ressources naturelles et accélérer l’industrialisation du pays. Cette ambition a été réaffirmée lors du premier Forum d’affaires RDC–Japon organisé le lundi 2 mars 2026 au Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa.
Prenant la parole devant les opérateurs économiques et les partenaires institutionnels, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a insisté sur la nécessité pour la République démocratique du Congo de franchir une nouvelle étape dans la valorisation de ses ressources naturelles.

« Je souhaite que ce forum ne soit pas une simple plateforme d’échanges, mais plutôt le point de départ d’un partenariat industriel de nouvelle génération, car il nous faut passer de l’extraction à la transformation », a-t-il déclaré.
Selon lui, la vision du gouvernement est de bâtir des chaînes de valeur autour de l’industrie des batteries, notamment à travers la transformation minière à forte valeur ajoutée. Le pays ambitionne également de développer des zones économiques spéciales industrielles et de nouer des partenariats technologiques dans la métallurgie avancée ainsi que dans le recyclage des minerais stratégiques.

Les avantages pour la RDC
Ce partenariat avec le Japon pourrait offrir plusieurs avantages stratégiques pour la RDC. D’abord, il permettra de réduire la dépendance à l’exportation des minerais bruts en développant la transformation locale, ce qui augmentera la valeur des produits congolais sur le marché international.
Ensuite, cette coopération pourrait favoriser la création d’emplois qualifiés, le transfert de technologies industrielles et le développement d’infrastructures industrielles modernes dans les zones économiques spéciales. Elle contribuerait également à diversifier l’économie congolaise et à renforcer la compétitivité du pays dans la chaîne mondiale de production des batteries et des métaux stratégiques.

L’accompagnement du Japon
Pour sa part, le Japon pourrait accompagner la RDC à travers son expertise technologique et industrielle reconnue, notamment dans les domaines de la métallurgie, des batteries électriques et du recyclage des minerais. Les entreprises japonaises pourraient également investir dans les projets industriels et soutenir la mise en place de technologies propres et innovantes.
Le Japon pourrait aussi intervenir dans la formation des cadres et des techniciens congolais, ainsi que dans le financement de certains projets structurants, contribuant ainsi à renforcer les capacités locales et à soutenir l’industrialisation du pays.
Par ailleurs, Daniel Mukoko Samba a rassuré les investisseurs sur la poursuite des réformes économiques engagées par le gouvernement. Il a également relayé le message du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui réaffirme que la RDC reste ouverte aux investisseurs « sérieux, patients et stratégiques » désireux de participer à la transformation et à la modernisation de l’économie congolaise.
Meschack LOFAKA

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