La situation sécuritaire dans le territoire d’Irumu s’est gravement détériorée ces derniers jours, avec des attaques répétées et sanglantes menées par les rebelles de l’Armée Démocratique et de Libération du Congo (ADF). Selon l’ONG Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH), ces incursions ont causé la mort de plus de 100 civils en l’espace de seulement quatre jours.
La dernière attaque, survenue le mardi 4 février, a ciblé la partie sud du territoire d’Irumu, où dix personnes ont été abattues. Les assaillants ont également incendié des maisons et pillé des biens dans cette région, malgré la présence de forces militaires engagées dans des opérations contre les ADF. Cette violence sans précédent soulève des inquiétudes quant à l’efficacité de ces opérations, comme l’ont signalé des membres de la société civile et des notables communautaires.
Les attaques, qui ont été intensifiées pour viser principalement des agriculteurs et des personnes nouvellement retournées, se sont concentrées le long de la route nationale numéro 4 (RN4), entre Komanda et Luna. Les rebelles, opérant par petits groupes, ont surgi des forêts, tirant à l’arme à feu et semant la panique dans des localités comme Kangatiro, Butumai et Lulueba à Idohu centre.
Les témoignages de la population sont alarmants : on fait état de neuf civils tués à l’arme blanche dans leurs champs, et plusieurs autres sont portés disparus. Dans le village de Kazaroho, à l’ouest de Bwana-Sura, quatre corps supplémentaires de civils ont été retrouvés, victimes des mêmes assaillants.
La CRDH rappelle que le bilan des atrocités perpétrées par les ADF ne cesse de s’alourdir, avec plus de 100 civils tués depuis le début de la semaine. Face à cette escalade de la violence, la société civile appelle à une réévaluation des stratégies militaires en cours, plaidant pour une protection renforcée des populations vulnérables.
Ce cycle de violence souligne la nécessité d’une action collective et d’une attention accrue de la part des autorités, afin de restaurer la sécurité dans cette région en proie à l’insécurité et à la terreur. L’appel à l’assistance humanitaire et à des mesures concrètes pour protéger les civils devient de plus en plus urgent alors que la situation continue de se détériorer.
