TRANSCO : Salaires impayés et subventions détournées conséquences pas des bus sur terrain

La crise atteint son paroxysme au sein de la société de transport en commun TRANSCO. Depuis ce matin, les bus sont pratiquement invisibles dans les rues, conséquence directe d’une grève généralisée des agents. En toile de fond, un profond malaise entre le personnel et l’administration dirigée par le Directeur Général intérimaire, Sylvestre Bilambo.

Depuis l’arrivée de Sylvestre Bilambo à la tête de l’entreprise, les agents dénoncent une incapacité chronique à assurer leur rémunération. Plusieurs mois de salaires restent impayés, y compris celui du mois de juin, alors même que le gouvernement avait injecté une enveloppe exceptionnelle de 24 milliards de francs congolais, destinée à subventionner les agents.

Cette somme, répartie en quatre trimestres de 6 milliards de FC, devait servir exclusivement à la rémunération du personnel, selon leurs fonctions respectives. Mais sur le terrain, le constat est accablant : les retards de paiement persistent, et l’utilisation réelle de ces fonds reste floue.

« Nous sommes des pères de famille, comment expliquer que cette somme soit à la caisse de TRANSCO et que nous restions sans salaires ? », s’interroge un agent visiblement excédé.

Fausses promesses et méfiance généralisée

Face à la grogne croissante, l’administration multiplie les communiqués jugés trompeurs par les employés, sans aucune amélioration concrète de leur situation. Plusieurs agents rencontrés sur place dénoncent un climat d’abandon et d’injustice.

« Les salaires sont distribués selon l’humeur de la direction, sans aucun respect des grilles salariales ni des fonctions de chacun », confie un employé sous couvert d’anonymat.

Ce manque de transparence dans la gestion des ressources humaines alimente une profonde méfiance au sein du personnel, qui voit sa situation se détériorer malgré les promesses officielles.

Une entreprise publique en détresse

Cette crise n’est que le dernier épisode d’une longue série de dysfonctionnements qui affectent TRANSCO, déjà fragilisée par des problèmes structurels et une gouvernance décriée. La situation actuelle relance avec force le débat sur la gestion des entreprises publiques en République Démocratique du Congo.

Face à ce scandale, les regards se tournent désormais vers les autorités compétentes, appelées à agir rapidement pour faire la lumière sur la gestion des fonds publics alloués et restaurer la confiance entre les agents et la direction de TRANSCO.

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