L’arrestation de Boniface Mbaka Ngapembe, Directeur national de la Direction nationale de contrôle de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants (DINACOPE), continue de susciter une vive controverse au sein du secteur éducatif en République démocratique du Congo.
D’après les éléments avancés, le responsable administratif est accusé d’avoir validé le paiement des enseignants affectés dans certains territoires en proie à une insécurité persistante. Une décision que plusieurs syndicats d’enseignants jugent pourtant conforme aux usages administratifs en vigueur dans le système éducatif congolais.
Les organisations syndicales rappellent qu’à ce jour, aucune instruction écrite émanant du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDU-NC) ou du Gouvernement n’interdit formellement le paiement des agents publics en fonction de la situation sécuritaire des zones d’affectation. Selon elles, la règle reste claire : tout enseignant reconnu par l’État a droit à sa rémunération, indépendamment du contexte sécuritaire.
Dans cette perspective, les syndicats estiment que l’arrestation de Boniface Mbaka Ngapembe relève d’une confusion entre une décision politique et un acte de gestion administrative inscrit dans la continuité du service public. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme une criminalisation d’un acte administratif, susceptible de fragiliser davantage le fonctionnement du système éducatif.
Face à cette situation, les structures syndicales du secteur éducatif exigent la libération immédiate du Directeur national de la DINACOPE ainsi que celle de son adjoint en charge du système d’information, Sam Mbavu. Elles mettent en garde contre une aggravation du climat social et préviennent que, faute d’une issue rapide, des actions de protestation pourraient être envisagées, allant jusqu’à un arrêt des cours sur l’ensemble du territoire national.
Meschack LOFAKA

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